Jeunes avec François

Wilma

“Seigneur, où sont les jeunes qui témoignent de leur vie de foi ?”
Servir Dieu, c’est sortir de sa zone de confort.
Wilma Iningoue Route d'Assise

L’été dernier, Wilma, 26 ans, marchait avec une vingtaine de jeunes sur la Route d’Assise. À son retour, elle a réalisé une vidéo dans laquelle elle témoigne, jour après jour, de ce qu’elle a vécu. Car à côté de ses études en Sciences de l’éducation, elle anime sa propre chaîne YouTube, “Jeunesse d’impact”. Qu’est-ce qui l’a poussée à témoigner sur les réseaux ? Dans une joie et une bonne humeur contagieuses, elle témoigne pour En frères.

“Pendant longtemps, j’avais soif de rencontrer des jeunes chrétiens et de savoir s’ils vivaient les mêmes difficultés que moi, les mêmes joies et les mêmes expériences spirituelles.” À une période de sa vie où elle tâtonnait dans sa foi, Wilma se souvient avoir cherché sur YouTube des vidéos de récits de jeunes chrétiens dans lesquels elle pourrait se retrouver. “Mais je ne trouvais pas de témoignage de vie chrétienne au quotidien. Je me suis alors dit : “Seigneur, où sont les jeunes qui témoignent de leur vie de jeune chrétien ?” Et j’ai eu cette petite voix intérieure comme réponse : “Et toi, qu’est-ce que tu fais ?”” raconte-t-elle. Et d’ajouter, dans un rire généreux : “Quand j’ai moi-même compris que je pouvais être cette jeune qui témoigne, je me suis dit : go !”

LES DÉBUTS DE LA CHAÎNE

Si elle semble aujourd’hui sûre d’elle, la jeune youtubeuse confie pourtant avoir hésité à se lancer. “Pendant un an, je me suis posée des questions parce que je ne suis pas forcément très à l’aise devant une caméra. Je préfère rencontrer des gens, évangéliser dans la rue, échanger avec eux mais comme je dis toujours : servir Dieu, c’est sortir de sa zone de confort !” Après une année de réflexion, Wilma décide de créer sa chaîne YouTube ; nous sommes en 2019 et elle commence à témoigner de sa vie de foi à travers de petites vidéos. “Dès que j’ai l’occasion de vivre quelque chose qui me touche, un pèlerinage ou une retraite par exemple, j’ai tout de suite cette envie de partager, pour celles et ceux qui n’ont pas pu venir et qui pourraient être intéressés. Parce que c’est notre mission de baptisé de rayonner de notre vie de foi au quotidien.” Créative, elle cherche aussi à varier le contenu. “J’aime bien lancer des défis, par exemple lire les Actes des Apôtres pendant un mois, chaque jour remercier Dieu pour une petite grâce…”

ÉVANGELISATION : UN EFFET DOMINOS

Si elle est convaincue de leur utilité, Wilma sait aussi prendre du recul vis-à-vis des réseaux sociaux : “Je dis toujours que YouTube, c’est 1% de ce que je fais. Parce que l’évangélisation, c’est au quotidien, quand tu vas au travail, quand tu prends le bus, etc.” La plateforme vidéo reste donc un moyen et non un refuge, un écran pour se cacher. D’ailleurs, elle est consciente que son premier cercle d’impact, c’est avant tout son entourage proche, sa famille et ses amis. Petit à petit, ces derniers se sont aussi lancés : “Le cœur de ma mission, c’est de toucher des jeunes mais pour qu’eux aussi en touchent d’autres à leur tour. Que ça fasse un effet domino de jeunes chrétiens qui impactent leur génération.”

LA ROUTE D’ASSISE SUR YOUTUBE

En juillet dernier, sur les chemins de la vallée de Rieti ou dans les rues d’Assise, Wilma marchait donc avec le groupe des jeunes de la Route d’Assise. Dans une main, elle égrène son chapelet et dans l’autre, son smartphone prêt à filmer paysages et moments fraternels. Et chaque soir, elle raconte, face à sa propre caméra, les lieux visités pendant la journée et les grâces reçues. Aujourd’hui, quand on lui demande ce qui l’a poussée à filmer son pèlerinage, elle lance tout naturellement : “Quand on rentre d’un pèlerinage, on a envie de partager tout ce qu’on a vécu et la vidéo parle d’elle-même. Je trouvais intéressant de montrer les différents lieux visités mais surtout la simplicité des moments vécus. D’ailleurs, la première scène de ma vidéo qui raconte ce pèlerinage, c’est celle d’un moment où l’on préparait un repas en cuisine. Parce que je trouvais que c’était ça la Route d’Assise : la fraternité, le partage, la spontanéité, la joie, les fous rires…” Et d’ajouter, dans un grand sourire : “Je filme ce qui m’impacte moi-même sur le moment et je sais alors que ça peut aussi avoir un rayonnement sur les autres.”

Henri DE MAUDUIT

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