En ces temps difficiles pour le monde entier, je vous invite à lire cet article du Monde Diplomatique du mois de mars qui explique bien pourquoi ces pandémies ne sont pas de « regrettables accidents » ou “la faute-à-pas-de-chance” mais les conséquences de l’avidité consumériste d’un système économique que, avec d’autres, le pape François dénonce dans Laudato Si’ (voir les numéros 34,50,144,178,184,203,204,210,215,219,232).

Maintenant que les rues de nos villes sont silencieuses, nous redécouvrons le chant des oiseaux. Mais entendrons-nous enfin le cri des pauvres et le cri de sœur notre mère la Terre ? Le confinement peut être une occasion de relire l’encyclique Laudato Si’ afin de mieux percevoir comment « tout est lié », afin d’être plus conscients de nos responsabilités et afin surtout d’être plus convaincus de la nécessaire conversion écologique. Préparons dès maintenant le monde d’après… Notre seul souhait maintenant que nous sommes entrés dans le cœur de la crise, est que ce confinement ne soit pas seulement une parenthèse dans nos vies personnelles, sociales, politiques, internationales… mais le début d’une conversion écologique plus radicale à la fois personnellement et communautairement. Comme l’explique le pape, cette conversion est une nécessité pour la préservation des équilibres de la planète et, pour le croyant, elle est un chemin de contemplation de la présence de Dieu qui se donne aujourd’hui au monde, parce qu’il le crée par amour.

« L’univers se déploie en Dieu, qui le remplit tout entier. Il y a donc une mystique dans une feuille, dans un chemin, dans la rosée, dans le visage du pauvre. L’idéal n’est pas seulement de passer de l’extérieur à l’intérieur pour découvrir l’action de Dieu dans l’âme, mais aussi d’arriver à le trouver en toute chose, comme l’enseignait saint Bonaventure : « La contemplation est d’autant plus éminente que l’homme sent en lui-même l’effet de la grâce divine et qu’il sait trouver Dieu dans les créatures extérieures ». (Laudato Si’, §233)

https://www.monde-diplomatique.fr/2020/03/SHAH/61547