Nos frères de la communauté de Marseille nous partagent ces quelques lignes. Toute notre province s’associent à eux en prière pour les victimes de ce drame. 

C’était le 5 novembre déjà. Deux immeubles s’effondraient tout près de chez nous, la rue à côté. Cette rue que nous empruntons si souvent. Puis un troisième immeuble a été détruit par sécurité. Progressivement 8 corps ont été retrouvés dans les gravats.

Vous avez dû suivre tout ça dans les médias : les images impressionnantes ; la tristesse et la colère de tout un quartier, de tout Marseille; le formidable élan de solidarité qui a suivi ; les polémiques politiciennes ; le désarroi des familles des victimes et celui des personnes qui continuent à être évacuées –à ce jour plus d’un millier sur la ville et pour la plupart de notre quartier. Vu d’ici nous comprenons mieux et de l’intérieur le choc des habitants de Gênes après l’écroulement de leur pont.

L’aumônier des marins pompiers nous a proposé d’être cellule d’écoute : bien sûr que oui, l’écoute. Nous tâchons d’être disponibles, voilà tout. La rage doit se dire, le réconfort aussi.

Entre deux accueils chez nous de demandeurs d’asile – nous avons intégré le Réseau JRS-Welcome– nous pouvons offrir l’hébergement pour quelques jours.

Le 7 décembre se déroulera sur le lieu du drame un temps de recueillement à caractère inter-religieux. Certains d’entre nous le préparent avec nos amis protestants et musulmans.

Les jours passent. Il s’agit de continuer à vivre avec, pour beaucoup son lot d’angoisses. Merci frères pour vos manifestations de soutien et vos prières. Aidons nous, en frères mineurs à continuer à avoir le courage du geste fraternel.”

La communauté franciscaine de Marseille