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Luca Pacioli , (1445-1517), Mathématicien franciscain, considéré comme un des pères de la comptabilité commerciale moderne.Pacioli.jpg

Sa vie (1445-1517)

Luca Bartolomeo Pacioli naquit à Borgo San Sepolcro en Romagne,(Italie) en 1445. Très jeune il se révéla doué en mathématiques et fréquenta, dans sa ville natale, l’atelier du peintre Piero della Francesca, dont il devait plus tard étudier la perspective et les proportions. Jeune encore, il partit pour Venise où il put perfectionner ses connaissances, et où il se mit au service d’un marchand réputé de la République de Venise, Antonio Rompiasi, qui lui confia l’éducation de ses trois fils. Il poursuivit ses études de mathématiques auprès de Domenico Bragadino. C’est à Venise qu’il composa son premier livre d’arithmétique, dédié à son employeur. Après la mort de celui-ci, il partit pour Rome où il fut hébergé chez un ami qui était secrétaire de la Curie Papale. Il entreprit alors des études de théologie et fut admis chez les Frères mineurs.

Une fois ordonné prêtre, il commença une carrière d’enseignement des mathématiques dans plusieurs universités : de 1477 à 1480, à Pérouse où il écrivit son deuxième livre des Mathématiques; puis à Zara (Zadar en Croatie, mais sous la tutelle de Venise) où il écrivit son troisième livre de Mathématiques qui fut le seul à être publié mais les trois livres sont repris dans sa Summa. Il retourna à Pérouse, puis successivement dans les universités de Naples et de Rome. Dans cette dernière il enseigna durant deux années, puis retourna dans sa ville natale de Borgo san Sepolcro. Là il se consacra à la rédaction de ses œuvres majeures : La Somme d’arithmétique, de géométrie, de proportion et de proportionalité qui fut publiée à Venise en 1494.

Sa réputation étant bien, établie, il fut invité en 1496, par le duc de Milan, Louis Sforza, probablement sur la recommandation de Leonard de Vinci qui était passionné de mathématiques. Luca Pacioli composa à Milan son célèbre traité sur le Nombre d’Or, intitulé : La Divine Proportion qui fut illustré des dessins, figures, images, par Leonard de Vinci lui-même ; mais cet ouvrage fut publié plus tard. En 1500, Pacioli enseignait à l’université de Pise ; puis en 1501-1502 à l’université de Bologne.

Vers cette époque, il fut élu ministre provincial des Franciscains de Romagne, mais il ne dut pas demeurer longtemps dans cette charge, puisqu’on le trouve à l’université de Florence et résidant au couvent de Santa Croce, en 1506. C’est en celle ville, en 1509 qu’il publia sa Divine Proportion. En 1510 il revient enseigner à Pérouse, puis de nouveau à Rome en 1514. Ces fréquentes mutations sont le résultat de l’engouement qu’il suscitait dans son enseignement, car toutes les universités d’Italie se disputaient sa présence. Peu après, il revint prendre sa retraite en sa ville natale, de Borgo san Sepolcro, où il mourut en 1517.

Son œuvre

Luca Pacioli fut avant tout un maître super doué, plus qu’un créateur, car ses œuvres sont surtout des exposés et des compilations de diverses questions intéressant les mathématiques, empruntées à ses prédécesseurs ou à ses contemporains. Esprit pratique, il voyait clairement l’utilité et les applications de ce qu’il enseignait, d’où la place éminente qu’il tient dans le développement de la comptabilité commerciale moderne, en exposant par exemple, les méthodes de la « comptabilité en partie double » et du calcul des balances commerciales.

Summa de arithmetica, geometria, proportioni et proportionalita (Venise, 1494) qui expose de façon originale, les théories connues en arithmétique, algèbre, géométrie et trigonométrie. Dans cet œuvre, il expose sa méthode de la comptabilité commerciale. Il y discute (avant Newton) les diverses approches du calcul des racines carrées. Il propose, avant Pascal, des solutions (pas toujours fiables) pour les problèmes des jeux de hasard.

De Divina Proportione, publiée à Florence, en 1509, avec les illustrations de son ami Léonard de Vinci. Etude sur le Nombre d’Or, et son application dans l’architecture et la peinture. Il applique son étude aux œuvres de Piero della Francesca, de Melozzo de Forli et de Marco Palezzano. Il y traduit les théorèmes d’Euclide sur le nombre d’Or, et y propose une étude sur les polygones semi réguliers.

De viribus Quantitatis, œuvre inachevée et inédite, où il propose des récréations mathématiques, des proverbes et énigmes et des problèmes avec leurs solutions. On y trouve des emprunts et des références aux travaux mathématiques de Léonard de Vinci.

 Bibliographie en français

La Divine Proportion, de Fra Luca Pacioli di Borgo san Sepolcro, traduite par G. Duchesne et M. Giraud, Paris, Librairie du Compagnonnage, 1980 (avec la 2è partie reproduite en fac-simile de l'édition de 1509, et les figures de L. de Vinci).

Summa de arithmetica : Traité des comptes et des écritures, par Luca Pacioli; texte présenté et traduit par Pierre Jouanique.- Paris, ed. Ordre des experts-comptables, 1949 , 240 p. ill.


Date de création : 05/08/2016 @ 09:09
Catégorie : Encyclopédie - Personnes-L-M
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