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Bse Marie-Céline de la Présentation (1878-1897)

Clarisse colettine du monastère de Bordeaux Talence.  - Jeanne Germaine Castang est née le 23 Mai 1878, à Nojals, petit village proche de Beaumont du Périgord, qui en 1825 avait été réuni au village voisin pour former la commune de Nojals- et-Clotte. Elle connut dès son enfance une grande pauvreté. Son père qui avait hérité de quelques terres, et sa mère issue d’une famille de notaires, étaient peu à peu tombés dans la misère après l’échec d’un petit commerce de café-épicerie qu’ils avaient dû abandonner. Dès l’âge de 4 ans, Germaine fut atteinte de poliomyélite, à la suite d’un pataugeage dans un ruisseau. Elle fut paralysée de la jambe gauche avec une sévère déformation du pied. Comme ses frères et soeurs, la petite fille reçut une bonne éducation chrétienne et elle se fit remarquer par sa piété et se dévotion eucharistique. Elle fréquentait l’école du village tenue par les Soeurs de saint Joseph qui encourageaient sa piété. La famille qui comptait onze enfants vivait dans la précarité, dans un hébergement insalubre qui causa probablement le décès à Nojals de trois d’entre eux atteints de tuberculose, la maladie de la misère. La petite Germaine devait parfois mendier la nourriture dans les fermes voisines. Le père quitta le village pour trouver du travail à Bordeaux où, peu après, il fit venir sa famille. Il fut embauché comme gardien d’un château, à La Réole, mais Germaine demeurait à Bordeaux dans le pensionnat de « Nazareth », où elle avait été admise par charité. On lui apprit la couture et elle put y faire sa première communion et recevoir le sacrement de Confirmation. Elle subit une opération à l’hôpital d’enfants de Bordeaux, afin de pouvoir marcher plus aisément. En 1892, sa mère mourut elle aussi de tuberculose. Germaine la remplaça au chevet de son frère aîné, atteint de la même maladie et qui décéda à son tour, en 1893. Elle y contracta probablement la terrible maladie qui devait l’emporter quatre ans plus tard.- Malgré son infirmité et sa faiblesse, elle rêvait depuis sa petite enfance de devenir religieuse et désirait entrer chez les Clarisses, mais on le lui déconseilla au vu de son infirmité. Elle fit une demande d’admission chez les sœurs de saint Joseph d’Aubenas, où se trouvait sa soeur Lucie, mais y fut refusée, pour le même motif. Elle revint donc en son pensionnat pour continuer son travail de couturière. Là, la supérieure et les autres religieuses étaient fort édifiées par sa patience, son esprit de prière et son dévouement pour tous. Une amie l’ayant emmené visiter le monastère des clarisses de Bordeaux Talence, elle put y rencontrer l’abbesse qui, après plusieurs visites, fut convaincue de la qualité de la vie spirituelle de la jeune fille et de sa vocation exceptionnelle. Germaine fut admise au monastère, malgré les réticences de son père qui finit par donner son accord en demandant à sa fille de faire exécuter un portrait, la seule photographie qui soit restée d’elle. Entrée au monastère des Clarisses de Talence, le 12 juin 1896, elle prit l’habit, le 21 novembre 1896 et reçut le nom de sœur Marie-Céline de la Présentation. En dépit de ses infirmités et de la tuberculose qui la minait, elle voulut participer aux diverses tâches du monastère, être assidue aux offices et aux divers exercices de piété et de pénitence, ainsi qu’au service des sœurs. Celles-ci remarquèrent très vite que sœur Marie-Céline était favorisée de grâces exceptionnelles. Mais son état de santé empirait et lorsque l’abbesse appela un médecin, il était déjà trop tard. Elle mourut comme une sainte, le 30 mai 1897, elle n’avait que 19 ans.

Dès son décès, les sœurs la considéraient comme une sainte et beaucoup de personnes qui priaient par son intercession perçurent des parfums très suaves et inexplicables. La renommée de la petite soeur se répandit très vite, bien au-delà du monastère et même au-delà des frontières. On la surnommait « la sainte aux parfums ». Lorsque les clarisses de Bordeaux durent quitter leur monastère, le corps de sœur Marie-Céline fut transporté dans sa paroisse natale. De nombreuses faveurs ayant été obtenues par les personnes qui invoquaient son intercession, elle fut déclarée Vénérable le 22 janvier 1957. Elle sera béatifiée le 16 septembre 2007 à la cathédrale de Bordeaux, en présence du cardinal Jean-Pierre Ricard archevêque de la ville et président de la conférence des évêques de France, par le cardinal Saraiva-Martins, envoyé spécial du Pape.

Bibliographie :  Danièle Gatti, Bienheureuse Marie-Céline, Dépossession et joie, Paris, Éditions Franciscaines, 


Date de création : 21/05/2016 @ 10:51
Catégorie : Encyclopédie - Personnes-L-M
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