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Sainte Colette de Corbie, clarisse

Colette Boylet est née en 1381 à Corbie, non loin d’Amiens, ville célèbre par son abbaye bénédictine foyer d’enseignement théologique aux siècles précédents. Son nom, diminutif de Nicolette lui fut donné par ses parents qui déjà âgés, avaient prier saint Nicolas pour obtenir un enfant. Très pieuse, elle fut confiée par ses parents à la tutelle de l’abbé de Corbie.

La recluse

Après la mort de ses parents, elle désira la vie religieuse, mais dut longtemps chercher sa voie, passant chez les Béguines, puis chez les Bernardines, avant de faire une tentative de vie recluse, dans une cellule aménagée contre l’église abbatiale, dans laquelle elle fut emmurée, ne pouvant communiquer que par une étroite fenêtre.

C’est là qu’après trois ans de vie recluse, elle eut la vision de saint François et de sainte Claire qui lui délivrèrent un message : elle devait entrer chez les clarisses urbanistes et initier une réforme de l’Ordre franciscain. Ne pouvant imaginer qu’elle serait à la hauteur d’une telle tâche, elle résista à cet appel. Frappée tour à tour de cécité puis de mutisme, elle finit par accepter cette vocation et recouvra la santé.

 La réformatrice

Elle voulut avoir l’approbation du Saint Siège, d’autant qu’il lui fallait obtenir la dispense de son vœu de réclusion. Mais c’était le temps du Grand schisme d’Occident, il y avait deux papes, l’un résidant en Italie, l’autre en Avignon. C’est donc de celui-ci, Benoît XIII (Pedro de Luna), reconnu par les rois de France, d’Espagne et d’Écosse, qu’elle obtient de quitter le reclusage, ce qui lui est accordé par une bulle du 1 août 1406. Elle se rendit ensuite auprès de lui. Colette, qui avait vingt-cinq ans, impressionna si fortement le Pape qu’il l’autorisa à fonder un monastère réformé dans les diocèses d’Amiens ou de Noyon, ou même de Paris (29 avril 1406). Le Pape lui conféra lui-même le voile et reçut sa profession religieuse.

En fait elle ne put mener à bien les fondations dans le Nord de la France, aussi se réfugia-t-elle auprès de son directeur de conscience, le franciscain Henri de Baume. C’est dans le manoir de la Beaume-de-Fontenay qu’elle accueillit quelques jeunes filles qui devinrent les premières Clarisses « colettines ». Le Pape l’avait autorisée à accueillir les jeunes filles qui se présenteraient et dont elle serait alors l’abbesse. Elle serait aussi la supérieure générale de toutes les fondations qu’elle pourrait faire, ou des monastères déjà existants qui se rallieraient à sa réforme.

En 1410, elle s’installe à Besançon, puis les fondations se succèdent rapidement à Auxonne, Gand en Flandres, Poligny dans le Jura, Amiens en Picardie etc… Peu à peu d’autres monastères adoptent sa réforme. Elle parcourt inlassablement les routes de Bourgogne, Franche-Comté, Flandres, Picardie, malgré les troubles de la guerre de Cent ans. Elle a fondé elle-même dix-sept couvents.

Son zèle réformateur s’étend aussi au Premier Ordre franciscain par l’intermédiaire d’Henri de Beaume : c’est le temps du foisonnement des réformes qui aboutiront, en Italie, en France et en Espagne à l’Observance franciscaine. En 1442, st Jean de Capistran arrive d’Italie afin de rétablir l’ordre franciscain. Une concurrence paraît s’établir entre les deux réformateurs, mais la raison prévaut. Elle mourut dans le couvent de Gand, le 6 mars 1447 et y fut inhumée. On lui attribuait déjà de nombreux miracles, aussi l’évêque de Tournai demanda sa béatification qui, en raison des guerres d’Italie, ne fut obtenue qu’en 1625 (pape Urbain VIII). Le pape Pie VII la canonisa en 1807.

Son corps avait été transféré de Gand en Flandres, à Poligny, dans le Jura, où les clarisses et de nombreux pèlerins le vénèrent aujourd’hui encore.

 Bibliographie
  • Père Ubald d'Alençon, Les vies de sainte Colette Boylet de Corbie, réformatrice des frères mineurs et des clarisses (1381-1447) écrites par ses contemporains le Père Pierre de Reims, dit de Vaux, et Sœur Perrine de la Roche et de Baume, dans coll. Archives franciscaines, IV, Paris-Couvin, 1911 (avec l'hagiographie de sainte Colette de 1450 à 1910).
  • Colette Yver, Sainte Colette, la grande mystique des routes de France, (Profils franciscains), Paris, Edit. Franciscaines, 1945, 138 p.
  • Chanoine Poirot, Sainte Colette. sa vie, son œuvre et ses monastères en Franche-Comté, Besançon 1947.
  • Elisabeth Lopez, Culture et sainteté, Colette de Corbie, Saint-Etienne, 1994, 502 p.

Date de création : 06/02/2017 @ 09:22
Catégorie : Encyclopédie - Personnes-C-D
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